Selon Médiamétrie, la France comptait 37,5 millions d'internautes en juillet 2010, soit une hausse de 13 % par rapport à juillet 2009. Cela représente encore 70 % des Français. Le taux de pénétration du haut-débit à domicile atteint 96,9 % de la population internaute, en hausse de 18 % sur un an.

Sur 27,9 millions d'internautes que compte la population française de 15 ans et plus, plus d'un internaute sur deux se connecte depuis au moins deux lieux, selon l'enquête Ipsos Media. La connexion à domicile continue de progresser passant de 84 % à 89 % entre juin 2006 et juin 2007, tout comme la connexion chez des proches (24 % contre 21 % l'an passé). En revanche, la connexion au travail chute encore.

Au 2e trimestre 2010, la France compte près de 20,9 millions d'abonnés à Internet, selon l'Arcep. Cela représente une augmentation de 7,9 % par rapport au deuxième trimestre 2009. Le bas débit perd du terrain avec 556 000 abonnés, en chute de 18 % sur un an. De son côté, le haut débit compte 19,9 millions d'abonnés, progressant de 8,2 %. Enfin, le très-haut débit ne concerne que 360 000 abonnés, soit une progression de 60% sur une année mais un nombre qui reste très faible, inférieur au nombre d'abonnements bas-débit.

Une étude menée en 2008 auprès de 9 600 collégiens, âgés de 11 à 15 ans, à propos de leurs usage d'Internet a établit que 82 % des enfants utilisaient le Web pour s'aider dans leurs devoirs. La deuxième activité est, bien sûr, l'utilisation de messageries instantanées, de chats et l'envoi d'e-mail. 9 % des collégiens interrogés passent, en semaine, plus de trois heures par jour sur une messagerie instantanée. Se divertir en ligne est une activité pratiquée par 70 % des jeunes. 52 % s'adonnent d'ailleurs à des jeux en réseaux. Le téléchargement de fichiers, comme de la musique ou des films, est une activité courante pour 57 % d'entre eux. Ils ne sont, par conséquent, que 17 % à acheter des vidéos et des chansons en ligne.

Le volume des ventes en ligne se rétablit légèrement au 2ème trimestre 2009. Le montant des paiements effectués par carte bancaire (CB traditionnelle, cartes de paiement privatives et accréditives) auprès des e-commerçants français ayant opté pour les services de paiement en ligne proposés par Atos Worldline, Caisse d'Epargne, PayBox Services et Monext (groupe Experian) a atteint 4,194 milliards d'euros sur cette période. C'est 2,52 % de mieux qu'au 1er trimestre 2009 et 27,04 % de mieux qu'à la même époque l'an dernier.

Le panier moyen, qui avait diminué sur deux trimestres consécutifs avant de se rétablir au 1er trimestre 2009, se tasse à nouveau. Il s'élève à 90,03 euros au 2ème trimestre 2009 contre 90,13 euros au trimestre dernier. Au total, il aura perdu 4,64 % en un an.

Il y a eu 33 % d'achats en ligne de plus au 2ème trimestre 2009 qu'au 2ème trimestre 2008 : 46,6 millions de paiements sur Internet par carte bancaire au lieu de 35 millions. Comme au trimestre précédent, la croissance annuelle du nombre de transactions repart donc à la hausse. A cela plusieurs explications. Bien sûr, les consommateurs diversifient de plus en plus leurs achats sur Internet. Et d'autre part, les paiements en plusieurs fois se font de plus en plus courants.

60 000 emplois en France en 2010, l'e-commerce prévoit de recruter en 2011

C'est la saison des chiffres et des bilans de l'année écoulée.
L'année 2010 a été une belle année pour le e-commerce.

  • Plus d’acheteurs : 27,3 millions de Françaiss soit +12 % ont fait des achats sur le Net
  • Plus de cyber-acheteurs seniors : +73 % d’acheteurs de 65 ans et plus
  • Plus de confiance : 65 % des internautes font confiance à l’achat en ligne soit +17 %
  • Plus de sites : 81 900 e-commerçants actifs soit +28 %
  • Plus de transactions : 340 millions soit +21 % en 2010


Derrière ces chiffres bruts, des réalités humaines : des e-commerçants, en majorité des auto-entrepreneurs, des TPE et des PME qui font tourner leur(s) boutique(s), le secteur et l'emploi.

Outre la publication du profil du e-commerçant 2011 sur laquelle je reviendrai plus longuement ultérieurement, la Fevad a publié la semaine dernière une étude sur la situation de l’emploi dans le e-commerce en 2010.

Quelques chiffres pour une vue d'ensemble du secteur :

  • En 2010, le e-commerce, toutes catégories confondues, représentait 60 000 emplois en équivalents temps plein en France, avec près de 34 000 emplois directs, auxquels s’ajoutent environ 26 000 emplois indirects - activités logistiques, acheminement, services externalisés...
  • Avec 16 000 marchands de plus qu’en 2009, l'explication est mécanique.
  • 8 entreprises sur 10 anticipent une augmentation de leurs effectifs en 2011.
  • Le e-commerce fait la part belle aux jeunes. 11 % des effectifs sont âgés de moins 25 ans et 84% entre 25 à 39 ans.
  • Dans un contexte économique et social plutôt difficile pour les jeunes, le e-commerce constitue un débouché, quel que soit leur niveau de qualification. Si plus de la moitié des effectifs est titulairs d’un diplôme de l’enseignement supérieur, le secteur emploie également beaucoup de non diplômés -environ 34% des effectifs, pour des métiers nécessitant une moindre qualification - logistique, manutention…
  • La rémunération des salariés du e-commerce est relativement élevée avec une moyenne de 2300 euros en 2010, soit 300 euros de plus que la moyenne observée dans le commerce.


Voilà un bilan qui devrait intéresser les profils en recherche d'emploi, ainsi que nos politiques, pour qui l'emploi et le recul du chômage nécessitent une mobilisation générale sur le terrain.

Le E-Commerce est générateur d’emplois à moyen terme... depuis des années déjà.
A fortiori, lorsqu'on met en perspective les chiffres du 3ème trimestre 2010 issus d'une étude réalisé par l'ACSEL indiquant que 40% des TPE françaises qui ont lancé un site e-commerce ont créé des emplois.
Sans oublier ceux d'une étude LaPoste PriceMinister de juillet 2010, indiquant que la présence en ligne des 850 000 entreprises françaises de moins de 50 salariés est de 26% via un site vitrine et de 7% via un site marchand.